Littérature culte du Dude :
Tourgueniev (1818-1883) est l'auteur en 1850 de cette nouvelle qui s'intitule "Le journal d'un homme de trop" parue dans la revue "Les Annales de la patrie". Elle fût pendant près de dix ans censurée et l'écrivain voué à l'exil en France. Tourgueniev fait partie de ces auteurs russes du XIXème siècle que j'admire plus que tout, au côté des Gogol, Dostoïevski, Tolstoï et autres Pouchkine. L'histoire est celle d'un jeune homme russe, il a trente ans et il se sait condamné parce que malade. Il va alors consacrer les derniers jours de son existence à écrire le journal des événements qui ont marqué sa vie, "Je vais me raconter ma propre vie." Il y dresse un portait sans concession d'une société russe en province sclérosée et insipide, où le mensonge est une règle et le mépris des gens "biens-nés" pour les autres catégories de la population un mode de vie avec lequel il convient de ne pas transiger. Notre narrateur se dévoile ainsi peu à peu, son amour pour une jeune femme au doux nom d'Elisabeth, un amour qui ne se peut... parce que notre homme le reconnaît il ne peut rien contre ce destin qui l'a voué à une lutte sans espoir contre ses faiblesses, ses propres démons, il est cet "homme de trop" à qui tous se refusent, ce paria magnifique, assez proche finalement du narrateur des "Nuits blanches" de Dostoïevski. Il est parfaitement lucide sur sa condition d'homme et c'est ce qui semble, bien avant la maladie, le condamner, la maladie n'étant que l'agent de celle qui ne se refuse à personne. "Je n'ai pas fui le bonheur, j'ai même essayé de l'atteindre en prenant à droite et à gauche." La description de l'état vécu lorsque l'on est pris par les turpitudes de la passion est fine et d'une férocité rare. Parce que cet homme de trop ne se voyait exister que dans le regard de l'être aimé, mais il ne peut rien contre son destin, fataliste il écrit "Je cesse d'être de trop en rentrant dans le néant." Une lecture que je vous conseille vivement, un ouvrage très court mais riche tant dans la forme que sur le fond, tour à tour émouvant et drôle par son cynisme assumé, c'est à mon sens un véritable bijou de la littérature russe du XIXème siècle.
Ma note:*****/5.
"Je vois encore cette silhouette lividement propre, pitoyablement respectable, incurablement abandonnée ! c'étai
Ma note:*****/5.
Quelques mots enfin, pour vous parler d'un roman de Dostoïevski (1821-1881) un peu moins connu que ses grands classiques que sont "l'Idiot", "les frères Karamazov" et qui s'intitule donc "Les carnets du sous-sol". C'est là aussi un de mes livres de chevet, d'une beauté à couper le souffle tant l'on est emporté par son style. Si Dostoïevski est un génie absolu de la littérature c'est parce qu'il a su comme personne parler de nos travers, de nos forces mais aussi de nos faiblesses, de ce vide qui parfois nous saisis d'effroi. Le narrateur vit à Saint Pétersbourg où il n'est qu'un petit fonctionnaire comme tant d'autres. C'est dans ses carnets qu'il peut laisser jaillir toute la rancœur qui s'est accumulée contre ce monde qui lui paraît insupportable. Ce roman est considéré par certains intellectuels comme étant l'un des tous premiers textes existentialistes. Un livre absolument fascinant peuplé d'une galerie de personnages qui ne semblent pas si éloignés de nos revendications d'homme "moderne" perdu entre ce besoin d'amour, de l'autre et en même tant cette incapacité profonde à se sentir bien ensemble, ou comment la solitude et l'amélioration des moyens de communication moderne semble curieusement allez de paire, contradiction de nos sociétés modernes.
Ma note:**** /5.
Ceci m'amène à vous présenter de façon très succincte deux ouvrages d e réflexion sous la direction de Marie de Solemne (Philosophe) qui convie dans "Aimer désespérément" et "La grâce de solitude" des philosophes, des écrivains, des théologiens, des hommes de sciences, etc.. à nous donner leur façon de percevoir deux des sentiments les plus partagés dans le monde moderne, la solitude et l'amour. Ce sont des ouvrages courts mais très denses sur le fond et qui permettent à ceux qui le souhaiteraient de pousser un peu plus loin nos sentiments sur ces thèmes. Les questions soulevées sont pertinentes et chacun(e) est ensuite libre de se rapprocher plus ou moins des pistes de réflexion offertes par ces intellectuels qui pour
une fois mérite pleinement ce nom (on est loin ici des philosophes peoples et autres donneurs de leçon). L'aspect pluridisciplinaire est particulièrement enrichissant, psychologie, philosophie et théologie se mêlent habilement et l'on prend un grand plaisir à lire cette collection Espaces libres chez Albin Michel.Tous ces ouvrages sont non seulement passionnants, riches de sens mais ils sont en plus disponibles pour des sommes modiques mettant ainsi la culture à portée de toutes et tous, chose qui me tient particulièrement à coeur.
Critiques DVD et Musique du Dude :
Ce mois-ci je tenais à vous parler de la sortie en DVD du live d'Étienne Daho à la salle Pleyel à Paris, enregistré en 2008 lors de la tournée qui a suivi la sortie du très réussi "L'invitation". Sobrement intitulé "Daho Pleyel Paris", ce DVD nous permet de retrouver un Daho très inspiré, on peut parler d'un best of live tant la set list est impressionnante et comblera les amateurs de cet artiste qui depuis plus de vingt ans est l'un des rares à pouvoir conjuguer richesse des mots, la beauté des mélodies et ces sonorités pop très anglo saxonne que l'on aime tant (un peu comme un Biolay). 33 titres couvrant l'ensemble de sa riche carrière, les classiques et puis les titres de son dernier LP dont les sublimes "L'adorer" et "Boulevard des capucines". Etienne Daho vieillit comme nous tous mais on peut dire que le poids des années n'a pas du tout émoussé son talent bien au contraire. Sobre, élégant et authentique comme la pochette de ce DvD, richesse des arrangements et cette voix discrète sans effet ni artifice. A noter aussi la présente de nombreuses guest stars dont Charlotte Gainsbourg et surtout Marianne Faithfull.
Ma note:**** /5.
ps: à noter aussi la sortie en double LP.
Depuis le temps qu'on l'attendait ce live in Reading 1992 de Nirvana, il aura donc fallu 17 longues années pour le voir enfin sortir en live officiel, double LP ou en DVD au choix ou plus sûrement les deux :) Courtney Love en femme d'affaire avisée a semble t'il déniché un énième filon pour soutirer de l'argent à cette poule aux oeufs d'or qu'est devenu, malgré lui, Kurt Cobain, idole de tout un peuple rock, leader d'un mouvement, le grunge, dont il aura incarné à la fois le zénith et sa fin crépusculaire dans les drogues et les suicides de toutes sortes. Au milieu de ce chaos seul Eddie Vedder et Pearl Jam ont aujourd'hui survécu... Kurt Cobain comète géniale au destin tragique, icône absolu du rock des 90. Sa disparition marqua aussi la fin de l'hégémonie us sur le rock et je pense que depuis Nirvana, pas un seul groupe américain n'a atteint ce niveau, c'est vers la perfide albion qu'il faut se tourner pour trouver ce qui fait encore l'essence du rock, la spontanéité et la sincérité. Ce live à Reading est resté dans toutes les mémoires, élu même par le NME concert rock ultime, on y voit et entend un Kobain dément, à l'image de son arrivée dans un fauteuil roulant... et puis ses titres que nous connaissons tous et toutes, véritable pater du rock indé, Nirvana et Kurt Cobain à jamais dans la légende ! On pourra toujours pester sur l'indécence de Love dans la gestion du patrimoine musical Kobain mais sur le plan artistique il est indéniable que nous sommes là face à "The fucking Live !" avec 24 titres qui s'enchaînent magnifiquement. Même si il existait déjà depuis longtemps en version pirate ce Live in Reading 1992 de Nirvana est juste indispensable. Le cadeau de noël idéal pour faire découvrir à nos chères petites têtes blondes nourris aux daubes MTV style Tokio Hotel, que dans le rock il n'y a pas besoin de se grimer ou de porter des tatouages pour l'Etre. Nirvana c'est l'incarnation de cet esprit du rock dont Kurt Cobain était l'incarnation, il a rejoint depuis Jim Morrisson et autres Hendrix et à ce qu'on me dit ils foutent un drôle de bordel live in Paradise :) Ma Note:*****/5.
On termine notre tour d'horizon de l'actualité musicale avec la sortie du très attendue quatrième album de la sublime
Ma Note:**** /5.
The Dude.
Soirée anniversaire de Modélise :
Même sans ton costume d'Esmeralda tu es magnifique ma chérie !
Et moi en Colombo, je n'étais pas assorti mais cela me va bien parait-il ! Bien le bonsoir les voxiens !
Et vous avez vous déjà été à des soirées à thème et si oui, quel était l'objet de la honte ?
(et oui, c'est des vrais menottes ^^ !
Et en exclu le couple improbable !
Inéluctablement,
Inexorablement,
Invariablement,
On ne s'est ignoré,
On ne s'est que peu parlé,
On s'est tant aimé,
Chacun drapé dans la couette sans son orgueil,
Même pas si vrai.
La couette chauffait la chambre à nos souhaits.
Offrant toutes affections à cette autre autre.
Le temps est passé,
Douleur de la séparation proche.
Douleur de solitude non partagée.
Retour vers l'attitude communément adaptée,
Avis d'un être aimé....
Blocage du comportement est plus adapté,
Frustration de ne pas utiliser nos derniers moments.
Pour aimer ou désaimer,
D'égrener ce temps si précieux à tout va.
Que l'on perd derrière soi comme le Petit Poucet.
Lâchait à jamais ses petits cailloux blancs...
Je me suis levée cette nuit dormant mal.
J'ai repris bonbons lobotomie pour dormir.
Et oublier. Oublier que je suis dans mon lit,
Sans aimer.
Je me suis regardée dormir.
Je n'ai rien vu.
Espérant un réveil, un sursaut.
Un signe de désir, d'amour, de paix
J'en suis quitte à m'écrire un mail, tuer ce temps,
Qui était pour moi, pas contre toi.
L'urgence de la vie.
L'urgence de la mort.
Demain, sera un jour, celui si redouté.
J'ai osé faire d'un jour un enchantement...
Qui restera une symphonie inachevée,
De soirées chaudes et lointaines.
La séparation va me rendre amère,
De moments volatilisés,
Disparus du compte préalablement prévu.
L'urgence de la vie.
L'urgence de la mort.
Demain matin, je ne sais dans quel état, je serai.
Fatiguée, frustrée de toi, en manque de nous,
Et agacée,
D'avoir laissé passer ces derniers instants,
qui nous étaient beaux et offerts...
© t.rez/aussi.
Aux temps de Burdigala : fondation d’une cité marchande qui prit le nom de BORDEAUX au Moyen-Age
« Burdigala se trouve au carrefour des voies de
communication, entre l’Atlantique et la Méditerranée, entre les pays de Loire
et les Charentes vers les Pyrénées et la péninsule ibérique, la ville devient
une place commerciale essentielle sur la route de l’étain. Le voyage commence
dans les mines de Cornouailles de l’actuel Pays de Galles pour desservir le
monde antique, grand consommateur de ce métal, nécessaire avec le cuivre pour
fabriquer le bronze. »
Le trafic a été mis en place depuis l’âge de bronze concernant l’étain et
l’ambre venant de la Baltique.
« A bord de petits bateaux en osier recouverts de peaux, à voiles de cuir, les commerçants phéniciens puis romains remontent facilement l’océan jusqu’au-dessus de Toulouse.
Là par portage assuré sur 80 km par bête bâtée, le transport de frêt jusqu’aux eaux de l’Aude donne accès à la Méditerranée.
Les Bituriges Vivisques surent très bien prendre des dispositions pour percevoir des taxes sur tout navire passant devant chez eux. En quelques décades, ils furent ainsi en mesure de contrôler le trafic de l’étain et de surcroît , la plupart des échanges entre la Méditerranée et l’Atlantique . »
Burdigala, fondée au III ème siècle avant Jésus-Christ est un port où les bateaux sont à l’abri des tempêtes et des voleurs.
Cependant, les fouilles archéologiques menées des les années 20 à Bordeaux, ont mis au jour des habitats protohistoriques du 5ème siècle avant Jésus-Christ. Ce qui nous amène à une occupation du territoire bien avant le 3ème siècle avant J.-C.
Dès la fin du II ème siècle avant J-C les Bituriges Vivisques ont acquis une réputation de métallurgistes et de commerçants avisés. »
En se soumettant à Rome en 56 av. J.-C., Burdigala devient un "emporium" du monde romain, l’un des comptoirs commerciaux d’un vaste empire qui s'étendra bientôt de l’Angleterre à l’Egypte.
Les navires grecs, bretons, ibères ou celtes se côtoient dans le port de la ville. On y échange toujours l’étain, mais aussi des outils, de la céramique grecque ou du cuivre d’Espagne, du blé et des produits méditerranéens. Le vin commence rapidement à être produit sur place après l’adaptation d’un cépage importé d’Albanie, la "biturica".
« Quand les Anglais vendangeaient l’Aquitaine » D’Aliénor à
Jeanne D’Arc » par
Jean-Marc Soyez
Quelques précisions supplémentaires acquises au cours d’une conférence et de lectures complémentaires
La signification étymologique de BURDIGALA fait toujours à ce jour l’objet d’hypothèses : il y a sans doute le mot « bourg de»
Les Bituriges vivisques, peuple celte, venu probablement de Bourges : Bituriges signifie LES SEIGNEURS. Vivisques veut dire DEPLACE en gaulois. Ils se sont fondus dans la civilisation gallo romaine et sont devenus fidèles à Rome par intérêt
Le Port antique (aujourd’hui quartier Saint Pierre) bénéficiait de la profondeur conséquente d’un fleuve GARONNA (7 m de profondeur) et deux rivières aujourd’hui canalisées en réseau souterrain s’y déversaient : Le Peugue et la Devèze.Ces deux rivières ont permis des installations annexes du port, abritées, permettant de stocker la marchandise dans des entrepôts.
Dès le I er siècle de notre ère, le vin est devenu très important. Les taxes prélevées lors de leur importation de la Méditerranée dans Burdigala étaient telles que les habitants ont décidé d’implanter une vitis vinifera(la vigne sauvage existait déjà)qui résisterait à l’humidité et au froid .
Le cépage initial « BASILICA », « BITURICA »vient sans doute de Macédoine. Rapidement a été produit un vin intéressant qui se révélait un vin de garde.
A noter que le mot BARRICADE vient de barrique car on protestait en élevant des barrages de barriques. Quant à BITURE ? Qui sait s’il n’ a pas à voir avec les Bituriges ?
sous AUGUSTE , les architectes romains dessinent le tracé de la ville autour des axes perpendiculaires CARDO et DECUMANUS(aujourd’hui respectivement Axe nord –sud de la rue Sainte Catherine et axe ouest-est de la rue Porte-Dijeaux)
Sous Vespasien, Burdigala est moins importante que MEDIOLANUM SANTONUM(Saintes). Elle la supplantera avec ses 126 ha au III ème siècle après JC.
(Decimus Magnus Ausonius): poète né et mort à Burdigala (310-395), fils du médecin bazadais Julius Ausonius et de la dacquoise Emilia Aeonie.Grammaticus, il occupe une chaire de Rhetor à l'Auditorium de Burdigala ( Université créée autour les années 290); il fut ensuite précepteur du jeune Gratien à la cour impériale de Trèves, devint Préfet du Prétoire puis Consul, et obtint un siège curule à Rome. Ausone possédait de nombreuses propriétés en Aquitaine dont une en Pagus Novarus, près des terres de Saint Seurin,( à Caudéran) à proximité des ruines du Palais Gallien qu' il ne mentionne jamais dans ses descriptions de la région. Il avait aussi une propriété viticole à Saint Emilion car à cette époque les riches villas gallo romaines s’installèrent sur les rives de la Garonne et la polyculture vivrière se développa: vigne , céréales, légumineuses à laquelle il fallait ajouter la pêche ( le saumon était très abondant , conservé dans le sel et la saumure…Et on nourrissait les poules avec du caviar !!!!!!!!!!!!)Il y avait des vignes tout autour de la ville.
AUSONE était professeur de la très grande Université de Burdigala dont on ne connaît pas l’emplacement. Mais on sait par des écrits qu’elle avait un grand nombre d’étudiants : 200. Elle formait les élites dirigeantes impériales.
AUSONE fait mention dans ses écrits des embarras de circulation dans Burdigala. Il dit que la ville était invivable.Aux premiers siècle de notre ère, Burdigala s’étendait sur 25 ha et comptait déjà 15000 habitants.On comprend pourquoi il a fallu rapidement pousser les limites du castrum initial
A noter que deux noms qualifiant les petits cours d’eau se jetant dans la Garonne ont des origines bretonnes. Pas étonnant puisque la ville de Burdigala était en relation étroite avec Nantes pour le commerce :
ESTEY :Nom d'origine celto bretonne (ster=rivière)donné aux petits cours d'eau qui se jettent dans la Garonne. Sur le site de Burdigala les esteys sont les effluents des nombreuses sources.
JALLEAutre nom celto breton
(chall,jall=flux) donné localement aux petites rivières se jetant dans le
fleuve(Dans la banlieue bordelaise, on trouve la ville de Saint Médard-en-Jalle) .
Si vous voulez en voir plus du Palais Gallien suivez le lien:
http://alienor.multiply.com/photos/album/52
:
Fleurette c'est aussi Bambou
Je t'offre quelques mots...
Je t'écris sans raison
Comme une simple amie,
Laissant à ta saison
Mille roses fleuries,
*
Je t'offre quelques mots
De cet espoir qui rampe,
Ce soleil au stylo
Est celui qui le trempe...
*
Et je t'attends demain
Au coin de ton sourire,
Ton poème à la main,
Pour revenir te lire !
Fleurette à Maité, 11/09
Les mots amis et les roses
Je les couche en papier de soie
et doucement, sur mon coeur je les dépose.
L'automne et la pluie incessante
Ont gaspillé leurs derniers pétales
symboles de l'été ,saison si avenante.
Il nous faut maintenant regarder
vers les frissons et les flaques
Tiens! deux camélias ont fait leur entrée!
Le jardin est mouillé, le merle dépouillé
de ses sauts complices dans les allées.
Il est parti, sans doute, vers un abri plus douillet.
Dans la maison aux paupières baissées
Pudiquement s'ébauchent les sourires
En secret se préparent des instants perlés.
Maïté à Fleurette 10/11/09 ♪♪ ♫ ♫ ☼
Comme des grands initiés,
Mes vers viennent t'écrire
Un collier d'amitié,
Tel un petit sourire...
Tu le verras grandir
Ce rêveur sur nos rimes,
Tout prêt à rebondir
Evitant les abîmes !
Bisous Maité
Fleurette
******************
Que tes voeux soient exaucés
Laisse du collier les perles tinter,
et les graines de l' amitié semer.
A chaque jour ses jalons et ses rêves
Chaque jour dans les pas du précédent
à écrire ce que seront les suivants.
Cascades de rimes échevelées
Pur torrent de mots pommelés
Vive les rebonds et les points de suspension.
Bisous de Maïté à Fleurette
, Au mois de mai,un merle perché sur le toit des voisins m'accueillit à mon arrivée dans le jardin à grands cris.Il tenait à communiquer. Je compris plus tard la raison de son insistance: son petit était tombé du nid.
.....................................................
Automne, à l'eau de la plume
Saisissant au vol les feuilles brunes
Que le vent emporte à l'aventure
entre ciel de traîne et traîtres nuages.
Automne de brume et de prochaine froidure
où l'on se replie en jours de laine
et pensées d'attente à l'intime de l'être
raisonnant et raisonnable poussière du temps.
...
Automne passe encore
Tant qu'il déploie ses ors
Auréolant les nuages,
nimbant les paysages.
Nous enferme comme dans un monastère,
Il ne reste plus en nous que la part de rêve
Les souvenirs de l'été et les embruns sur la grève.
Je n'aime que les matins aux couleurs coquelicot
Le soirs d'après chaleur , calmes à coeur de pavot
Les échappées dans les champs,cheveux au vent
L'ombre en pleine lumière et la caresse du printemps!
09/11/O9
Serata finale ieri sera al teatro degli Arcimboldi per il festival della musica dei territori e dei popoli id&m, sotto la direzione artistica di Davide Van des Sfroos.
Dopo una prima esibizione -avvenuta il 15 ottobre sul palco del teatro Dal Verme- dei 12 rappresentanti delle musiche e culture locali, questa volta sono stati i vincitori della rassegna ad esibirsi all'Arcimboldi: Sulutumana e LIssander Brasca (premio speciale della giuria anche a Ornella Fiorini e ai Malghesetti), assieme a voci già affermate nel campo della musica tradizionale.
La serata di ieri, presentata da Luca Viscardi e Grant Benson assieme a Federica Fontana, è stata un'immersione in mondi musicali caratterizzati dalla vitalità delle culture di cui si fanno voce. Ritmo, energia, coinvolgimento del pubblico hanno accompagnato queste espressioni musicali, che nella tradizione trovano una linfa vitale davvero potente.
Sul palco del teatro milanese si sono succeduti Lissander Brasca, con la sua koiné, ovvero una lingua creata ad arte sulla base dei vari dialetti lombardi, un'ipotetica lingua comune in cui dovrebbero riconoscersi tutte le parlate locali dalle radici comuni; le canzoni dialettali dei Malghesetti, onorati ieri dalla partecipazione alla loro esibizione di Davide Van des Sfroos; Luigi Maieron, esponente della canzone dialettale friulana. Chiudono lo spettacolo Enrico Ruggeri, Teresa De Sio e i Lou Dalfin, esponenti della Cultura Occitanica piemontese che hanno eseguito dei brani davvero trascinanti unendo strumenti tradizionali come la ghironda a quelli moderni e dando vita a un "nuovo suono (...) che cela un ideale e un fine esplicito: rendere la tradizione occitana fruibile dal maggior numero di persone, perché le radici culturali di pochi divengano patrimonio di tutti".